Le plateau technique

Matériel de diagnostic | Les lasers | Les microkératomes


Le matériel diagnostic et d'exploration

La Clinique met à la disposition de ses opérateurs et de leurs patients tout le matériel nécessaire à la réalisation d’une consultation pré-opératoire complète de chirurgie réfractive, préambule indispensable à toute indication chirurgicale.

Ainsi, elle est équipée de deux unités de consultation permettant la mesure du trouble visuel motivant la consultation (la réfraction), la mesure de la Tension Oculaire, l’examen anatomique au biomicroscope de l’œil et le fond d’œil.

Plus spécifiquement à son activité, la Clinique possède trois topographes-aberromètres de marque et fonctionnement différents. Ces derniers sont nécessaires au bilan d’opérabilité des patients candidats à une chirurgie réfractive (recherche de contre-indication, notamment le kératocône) ainsi qu’au choix du traitement le mieux adapté à chaque cas en fonction de leur potentiel d’effets secondaires post-opératoires (halos nocturnes pour les pupilles larges par exemple). La possibilité d’étudier la cornée avec trois machines différentes autorise un diagnostic encore plus précis et ainsi un traitement encore plus pertinent (traitement standard pour plus de 90% des procédures, ou traitement aberrométrique spécifique - moins de 5% des cas, ou traitement guidé par la topographie - « Topolink » pour les retraitements, ou encore traitement asphérique).

1) Zyoptix Station de Bausch and Lomb* : Unité regroupant deux appareils de mesure : un topographe cornéen, l’Orbscan* et un aberromètre, le Zywave*.

L’Orbscan TM IIz est le topographe cornéen le plus diffusé car le plus complet (mesure sur 9000 points et 11 cm de diamètre cornéen). Cet examen renseigne sur la forme de la cornée (plus ou moins bombée ou plate) et surtout sur sa régularité et sa symétrie. Il couple les avantages d’un topographe cornéen standard en réalisant une cartographie kératométrique classique de la face antérieure de la cornée avec les données d’élévation de cette même cornée (face antérieure et postérieure) et une carte pachymétrique (épaisseur).

Le Zywave* est un instrument de mesure aussi appelé analyseur de front d’onde. Il permet de mesurer, sur près de 100 points, les défauts visuels (ou aberrations) du patient et de les représenter sous forme de cartes. Dans plus de 95% des cas, les aberrations de l’œil mesurées sont non pathologiques et même considérées comme normales dans la mesure où elles sont certainement bénéfiques à une perception visuelle correcte. A l’inverse, pour 4% des patients, ces aberrations sont néfastes et responsables le plus souvent de signes fonctionnels (éblouissements et halos la nuit) qui risquent d’être majorés par la chirurgie. Dans ces cas, les données aberrométriques fournies par le Zywave permettent, via un logiciel de programmation (Zyoptix*), de guider les ordres de tir du laser 217Z de la même marque : il s’agit de traitements personnalisés spécifiques autorisant dans le même temps la correction du trouble réfractif et des aberrations optiques et donc un traitement source de moindres effets secondaires post-opératoires.

2) Pentacam* : Semblable à l’Orbscan dans l’analyse de la topographie (kératométrique et élévation) et de la pachymétrie de l’œil, il en diffère cependant par les méthodes de mesure : ici une caméra rotative Scheimpflung étudie le segment antérieur de l’oeil (mesure de la cornée, de la profondeur de chambre antérieure et de l’angle irido-cornéen). Il intègre un logiciel de programmation des tirs du laser qui fonctionne avec le laser Wavelight Allegretto (traitements topographiques spécifiques comme avec le laser Nidek et surtout traitements asphériques hyperprolates pour le traitement de la presbytie par « presbylasik »).

3) OPD-Scan de Nidek* : Il s’agit aussi d’un analyseur de front d’onde couplé à un topographe cornéen, son procédé de mesure est encore différent des deux premiers et le nombre de données réfractives abérrométriques recueillies par oeil est encore plus important (1440 points) ; il autorise la reconnaissance irienne très intéressante dans les forts astigmatismes et la programmation spécifique, via un logiciel (Final Fit), du laser Excimer Nidek EC - 5000 CX II. Ce logiciel permet de simuler les profils de traitement et ainsi de choisir entre un traitement guidé par les aberrations ou un traitement guidé par la topographie cornéenne. Ces derniers semblent plus efficaces que les traitements aberrométriques purs dans les cas de cornée asymétrique ou de retraitement pour décentrement

Les Lasers

Les choix de la Clinique Lamartine ont toujours été motivés par les avancées technologiques et la diversité des lasers disponibles. En effet, chaque machine ayant ses avantages variables selon les indications, il est apparu opportun de profiter du meilleur de chacune d’entres elles et de leur complémentarité. De même, pour rester impartial, il était indispensable de ne pas dépendre d’un fournisseur prédominant. Ainsi, la Clinique Lamartine a été la première clinique en Europe à posséder, dès septembre 2007, trois lasers Excimer de technologie différente (sculpture de la cornée par photoablation pour modifier ses rayons de courbure et ainsi corriger le trouble réfractif) et deux lasers Femtoseconde (découpe du volet cornéen au cours du lasik). Tous nos lasers disposent d’un Eye Tracker (système de poursuite oculaire pendant le traitement photoablatif au laser).

1) Laser Excimer Bausch & Lomb 217 Z (version Janvier 2007) : Laser Excimer utilisant une technologie de photoablation à balayage par spots de 1 et 2mm (scanning spot). Il est très intéressant pour les hypermétropies et surtout les astigmatismes grâce à sa technologie de reconnaissance irienne très utile pour le respect du centrage et des axes de traitement mais beaucoup plus consommateur de tissu cornéen dans la myopie. Il consomme, en effet, pour le même défaut visuel, 20 à 30% de tissu cornéen en plus par rapport aux lasers Nidek ou Wavelight. Il propose, en option (surcoût de 100€ par œil pour le patient), via une modification de l’algorythme de photoablation des possibilités d’économie tissulaire (diminution du diamètre de la zone de traitement permettant de traiter des myopies plus importantes), de traitement asphérique ou aberrométrique (sans efficacité supérieure dans plus de 95% des indications). Les traitements guidés par topographie sont impossibles avec cette machine. Enfin, certains l’utilisent dans le traitement de la presbytie (« presbylasik » avec vision de près centrée ou décentrée).

2) Laser Excimer Nidek EC – 5000 : Ce laser est le seul à utiliser un faisceau plein et non un balayage de spots. Ainsi, il est plus économe en tissu cornéen dans les myopies fortes. Il propose sans option, ni surcoût, des traitements asphériques, des traitements guidés par la topographie ou des traitements aberrométriques Il est particulièrement indiqué en cas de forte myopie pour son économie tissulaire. Plusieurs chirurgiens l’utilisent dans le traitement de la presbytie (« presbylasik » avec vision de loin centrée) avec de bons résultats et il est très performant dans les traitements guidés par la topographie (reprise de chirurgie pour décentrement, ou astigmatisme irrégulier).

3) Laser Wavelight Allegretto 400Hz (version Septembre 2007): Sa technologie repose sur un mode de délivrance très rapide du faisceau laser en spots de 0,95mm (scanning spot) et sa particularité réside sur son mode de photoablation asphérique en standard ce qui minimise les effets secondaires post-opératoires (diminution des aberrations sphériques induites par un traitement standard, comme les halos nocturnes et éblouissements). Cette asphéricité programmée peut aussi être modifiée en fonction des indications permettant ainsi la correction de la presbytie de façon plus reproductible (presbylasik) et l’obtention de cornées plus régulières et prolates au cours des traitements guidés par la topographie.

4) Laser Femtoseconde Intralase : La Clinique Lamartine a été la première clinique française à disposer de deux lasers femtoseconde pour le traitement Lasik tout laser (découpe du capot cornéen par le laser femtoseconde et sculpture de la cornée par le laser Excimer). Outre la précision et la sécurité de la découpe du capot cornéen, il permet de traiter des myopies plus fortes et des cornées fines (préservation d’un mur cornéen postérieur de plus de 250µ avec un capot de 100µ au lieu de 130µ avec un microkératome conventionnel).

Les Microkératomes

La clinique possède un important parc de microkératomes (découpe d’un capot cornéen par un appareil de microchirurgie, proche d’un rabot, muni d’une lame) pour la chirurgie Lasik. L’utilisation d’un microkératome au cours du Lasik reste en France la technique la plus pratiquée et disposant du plus grand recul (plus de 15 ans) avec un taux de complications très faible (inférieur à 1%). Cependant, depuis 2004 et l’arrivée des lasers femtoseconde, leur utilisation tend à baisser (Lasik 100% Laser avec découpe au femtoseconde puis photoablation à l’Excimer).

23 Microkératomes Hansatome II : Longtemps considéré comme l’appareil de découpe de référence en chirurgie LASIK, il est le plus répandu en France. Il permet d’obtenir des volets cornéens de 130 à 150 microns en moyenne.

8 Microkératomes Hansatome XP : Remplaçant de l’Hansatome II, il représente une évolution dans les possibilités de découpe. Il permet ainsi aujourd’hui de réaliser des volets plus fins de 120 et 140 microns.